LES UROF ET LES SSIG

Communiqué de presse du 6 janvier 2012 des UROF :
LES ASSOUPLISSEMENTS DE LA COMMISSION EUROPEENNE PERMETTENT LA CONSTRUCTION D’UN VERITABLE SERVICE PUBLIC DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

La Fédération Nationale des UROF se réjouit du très net infléchissement de la ligne politique libérale de la Commission Européenne en matière de reconnaissance de la spécificité des services sociaux et de leur faible impact sur les règles de la concurrence ouvrant ainsi la voie à une plus grande sécurité juridique et à un véritable assouplissement des règles de financement de ces services.

L’élargissement du champ des services sociaux dorénavant exemptés de conditionner leur financement à l’autorisation préalable de Bruxelles, la reconnaissance par la commission que  « les services sociaux, de santé et d’éducation présentaient des caractéristiques spécifiques, qui les rendaient impropres à l’application des procédures selon lesquelles les marchés de services publics sont normalement attribués », et enfin l’assouplissement très net des procédures en matière de concessions de services , ouvre la voie à la construction d’un véritable service public de la formation des demandeurs d’emploi.

Ces avancées majeures placent clairement  l’Etat et les Régions devant leur responsabilité politique. On attendrait d’ailleurs ici une décision collective de l’Association des Régions de France actant que pour les régions- la formation professionnelle n’est pas une marchandise.

Au-delà de la communication politique, ces décideurs ont-ils la volonté de construire un service public de la formation fondé sur de nouvelles pratiques collaboratives entre tous les acteurs de l’orientation et de la formation afin que nous répondions ensemble aux défis de la crise et aux dégâts sociaux qu’elle occasionne ? Dans ces domaines, on n’est jamais intelligent tout seul et seule une véritable implication des acteurs  peut améliorer l’efficience collective.

Conduits par l’expérience, nous soulignons que les assouplissements définis par la Commission ne peuvent être l’occasion de privilégier tel ou tel acteur particulier mais bien d’interroger le mode d’organisation des missions de service public afin d’améliorer sa cohérence et le service rendu aux usagers.

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