Un réseau pour défendre les valeurs d’éthique et de qualité

Cet espace de communication, est ouvert à tous ceux, acteurs et personnes sensibilisés à la formation comme un élément central de l’égalité sociale, de la liberté fondamentale au savoir et à la connaissance.

Il porte la voix et la représentation des praticiens impliqués dans les actions et dispositifs existants depuis des décennies qui accompagnent, soutiennent des parcours, des histoires de vie professionnelles, aident à la reconnaissance des ressources de chacun, et promeuvent l’accès au travail comme un élément de droit, de dignité et d’intérêt.

Ce réseau d’organismes de formation en Ile de France, cette union régionale défend des valeurs sur l’éthique, et la qualité.

Elle place comme impératif le dialogue avec les différentes instances, régionales ou d’Etat pour faire entendre et répondre aux besoins et aux nécessités de promouvoir ou d’amplifier les actions de formation et d’accompagnement pour la jeunesse, pour ceux qui « se sont retrouvés hors du champ du monde du travail », où ceux qui souhaitent évoluer dans leurs savoirs.

Les mouvements chaotiques et brutaux des marchés économiques à l’échelle mondiale et leurs effets sur les organisations du travail, bouleversent les places, la sécurité et la reconnaissance de chacun dans sa place professionnelle.

La formation est aujourd’hui au cœur de la problématique d’une réponse au changement et du sens qu’on peut lui donner. Elle est devenue ce moment indispensable d’un parcours personnel et social, lorsque tous les repères ou une partie des repères ayant disparu il nous est posé les questions du quoi faire, du pourquoi faire, du comment faire ?

Ces questions se posent non seulement au niveau de données techniques d’apprentissage et d’acquisition mais surtout au niveau de ces questions existentielles qui peuvent orienter un choix, fonder une démarche, redessiner une possibilité de vie, de désir et de mobilité professionnelle.

L’Urof Idf a l’ambition de réinterroger les représentations des frontières qui définissent notre social, considérées comme des acquis immuables. L’ensemble des dispositifs d’accès à l’emploi, massif dans leur gestion humaine et financière marquent le pas sur cette place vivante de la singularité, de l’émergence de ce qui est à découvrir et promouvoir. Afin de mettre « des bouts de réel » en laissant la parole, et le temps de l’élaboration. Le traitement par l’urgence ne répond pas à l’urgence des aspirations et aux inscriptions pérennes dans un métier et une identité sociale. elle ne fait qu’amplifier cette perte de repères et augmenter le malaise identitaire.

Nous ne pouvons être les instruments des injonctions court-termistes de retour à l’emploi à des fins statistiques destinées à faire artificiellement baisser le chômage afin de redorer un bilan politique à la veille d’échéances électorale. Nous pensons que s’employer, c’est pouvoir déployer du lien, des ressources.

Cela demande des moyens matériels, des contributions, de la communication entre les partenaires impliqués, les institutionnels et ceux agissants sur le terrain. De l’ouverture, du dialogue. De ne pas laisser place à cette frilosité de la communication qui s’entoure d’obstacles au quotidien pour empêcher l’échange, et la rencontre.

La loi du marché qui s’installe sur ce domaine du champ du social, isole, désolidarise les organismes de formation. Elle inscrit en priorité la marque de la survie économique, avec un ensemble d’effets pervers (la qualité du travail, la production insatiable de statistiques, l’assujettissement à une rentabilité de temps et des moyens, le décalage entre les prises de position et les pratiques…) justement pour assurer cette survie et répondre à l’avalanche de contrôle, d’évaluation, de paperasserie administrative à usage de statistique qui masque la pauvreté des échanges et des moyens octroyés et occulte les résultats sur l’autel du respect des clauses des DCE.

Pour citer Edgar Morin, laissons place au «surgissement de l’inattendu et à l’apparition de l’improbable ».

Nous pouvons accueillir ce surgissement, par nos contributions solidaires de la pensée et de l’action.

Vos analyses, vos critiques, votre présence, qui font et feront de ce réseau un creuset, une démarche, un outil efficace d’entendement et de propositions.

Bienvenue chez vous, à vous entendre, à s’écrire, à se rencontrer.




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